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 [Cinéma] Chromophobia

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The Wraith
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MessageSujet: [Cinéma] Chromophobia   Jeu 11 Mai à 10:14



De : Martha Fiennes (Femme de Ralph)
Avec : Kristin Scott Thomas, Penelope Cruz, Ben Chaplin, Ralph Fiennes...

Synopsis : Des personnages et leurs destins se croisent, se mêlent et se déchirent au coeur de Londres dévoilant ainsi les turpitudes de notre époque moderne...

Ne cherchez aucun lien entre le titre du film et son propos... Il n'y en a pas !
A part, une rapide et anecdotique référence sous la forme d'une oeuvre d'art moderne acquise à prix d'or par Kristin Scott Thomas lors d'un vernissage...
Bref, par de quoi faire bouillonner vos neurones...

Et c'est bien cela tout le problème de ce film !!!

Voici un film "choral" (entendez par là, qu'il s'agit d'un film qui mêle le récit de différents protagonistes dans la même histoire) dont la réputation le positionnait définitivement dan s le registre du drame psychologique et intellectuel... Bref, à la limite du cinéma d'auteur.
Or, faute de talent dans la réalisation et/ou d'originalité dans les turpitudes des personnages, ce film sonne terriblement creux et ne laisse guère de place à l'interprétation ou à la réflexion, ce qui est pourtant le propre du cinéma "intello"...

Même si l'on a droit, en guise de mise en bouche, à une introduction en forme d'hommage à "Orange Mécanique" en reprenant le célèbre passage du conditionnement avec en fond sonore "La Gazza Ladra" de Rossini, tout le reste est du déjà-vu et du conventionnel... Pas la moindre critique social à l'horizon... tout juste un constat !

Les personnages sont bien écrits, le casting prestigieux, l’interprétation irréprochable et pourtant, l’entreprise tourne à vide. On regarde, sans trop s’y attacher, se débattre ces personnages déjà vus (la femme riche qui compense le vide de sa vie par le shopping et le yoga, l’avocat d’affaires qui aurait voulu être un artiste, l’homo cultivé en proie aux réalités sociales de son quartier..) avec une seule question en tête : mais où veut-elle [la réalisatrice] en venir ?

Et la réponse est : A rien ! Et c'est bien dommage... Surtout pour un film de 2h10.

Je rajouterai à tout cela que le personnage de Penelope Cruz devient carrément agaçant au fur et à mesure du film. De pathétique, à force de clichés sur la misère humaine, il en devient risible...
Certaines rencontres confinent au ridicule tant elles sont provoquées et irréalistes.
Enfin, la fin, en forme d' "happy end" façon majors hollywoodiennes, finit d'enfoncer le dernier clou du cercueil dans lequel le film s'est enfoncé ou dans lequel le spectateur s'est réfugié le spectateur pour s'endormir tranquillement... Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

A noter tout de même un point positif : l'excellente bande-son qui mélange habilement grands classiques (la Pie Voleuses de Rossini, la 9eme Symphonie de Beethoven) et d'autres classiques plus modernes comme Heroes de Bowie entre autres...
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Newdraft
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MessageSujet: Re: [Cinéma] Chromophobia   Ven 12 Mai à 1:27

En premier lieu, Ralph Fiennes ne partage pas sa couche avec Martha Fiennes.
Contrairement à ce qui est indiqué dans la chronique antérieure de notre cher administrateur, ces deux-là ne sont pas mari et femme, mais frère et sœur. Or, dans la famille Fiennes, on ne badine pas avec la bonne morale.

Ceci est un fait avéré. Point barre !

En revanche, pour ce qui va suivre, j’admets par avance que les différences entre ma vision et celle de The Wraith prêtent à discussion. Peut-être qu’elles risquent de faire l'objet d'un vif et chaud débat, riche d'échanges à couteaux tirés, au point d’atteindre le chiffre mythique de 10 réponses pour un sujet « Drame » ! Very Happy Very Happy

Cessez le feu, drapeau blanc, trêve de plaisanteries pour évoquer un film au demeurant sérieux.



Bien volontiers, je l’accorde, dans le film, « Chromophobia », c’est simplement le nom d’une œuvre contemporaine, une installation d’un monochrome vidéo ; sauf que retenir ce choix pour le titre n’est pas nécessairement anodin. L’œuvre art, quelque soit le style ou l’époque, c’est un puit potentiel de sens pour qui la découvre.

Bien inconsciemment, j’ai du prendre ce pari dès l’ouverture, j’ai découvert un gisement. A mille lieux de tout ennui, le rythme lent et long du scénario m’a aussitôt saisi à la gorge pour ne plus me lâcher.


Qu’on l’apprécie ou non, on peut quand même s’accorder à reconnaître l’existence de certains traits dominants dans l’art contemporain. Foisonnement dans le choix du médium. Relativité entre la place de l’esthétique et les dimensions conceptuelles. Abandon de l’académisme au profit des tendances (les modes). Opacité courante d’œuvres devenant réservées à un public d’initiés.

Qu’on se le dise, « Chromophobia » évite les méandres de la complexité pour une narration offrant une lecture aisée entre les différentes histoires qui fluctuent au sein de ce film « choral ». C’est déjà son premier mérite et ce n’est pas rien.


Intermède musical.
Au choix, Rossini.
Reprendre sa respiration. Reprendre la lecture.


A proprement parler, il n’y a pas de thèse dans ce film». Pas de critique sociale en 3 temps, mais une brassée de dogmes de la société à l’âge de l’information, jetés en vrac à la figure du spectateur. Braderie de l’éthique pour un rêve de notoriété. Cynisme et consommation tout azimut. Et d’autres. Et d’autres…

La couleur dominante qui émane du monde de « Chromophobia », ce n’est pas le blanc de l’appartement des Aylesbury ou le noir d’une vie fondamentalement désespérée, mais le gris des dilemmes de la société actuelle, de l’incompréhension face à la complexité, du sens s’en allant à vau-l’eau. Quand on peint en gris (sur du gris), l’apparente curieuse fin sur « l’adoption » de la fillette devient autant une concession logique à la dimension commerciale (trait dominant de l’époque ; or croire qu’on peut échapper à son époque, c’est une illusion) qu’une nuance dans la négativité du vieux juge à l’honorabilité fort craquelée tout au long de l’histoire. Les crises d’hystérie et l’obsession du refus (la phobie) de l’hôpital pour cette chère Pénélope, mère-courage, fait aussi partie du tableau, selon moi.


Evidemment, on aime ou non.
Et je comprends qu’on n’aime pas.
Et il est clair que « Secrets de famille » est plus drôle.
Et c’est certain que c’est moins jouissif que « Horribilis » (j’arrête de ce pas avec les « et » en début de phrase, car je ne voudrais pas contrefaire le style de Valeithel, surtout si jamais il me fallait reverser des royalties).


En guise de conclusion : une invitation.
A ceux qui croient à la grande loi de l’Entropie et au chaos du l’univers, à la dynamique d’un monde organique, aux troubles poignants de l’art contemporain, je vous propose d’aller lorgner du coté de « Chromophobia ». Peut-être que la mayonnaise prendra. Bon appétit si c’est le cas.
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The Wraith
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MessageSujet: Re: [Cinéma] Chromophobia   Ven 12 Mai à 9:31

Newdraft a écrit:
En premier lieu, Ralph Fiennes ne partage pas sa couche avec Martha Fiennes.
Contrairement à ce qui est indiqué dans la chronique antérieure de notre cher administrateur, ces deux-là ne sont pas mari et femme, mais frère et sœur. Or, dans la famille Fiennes, on ne badine pas avec la bonne morale.

C'est clair que j'aivanacé cela sans avoir fait la moindre recherche... Honte sur moi ! Razz

Newdraft a écrit:
Qu’on se le dise, « Chromophobia » évite les méandres de la complexité pour une narration offrant une lecture aisée entre les différentes histoires qui fluctuent au sein de ce film « choral ». C’est déjà son premier mérite et ce n’est pas rien.
C'est là l'un des points d'achoppement que nous avons...
Tu considères l'absence de complexité (et donc de réflexion) pour un film qui se réclame "d'auteur" est un point positif, alors que, selon moi, c'est un vrai défaut...
Notre divergence d'opinion trouve probablement ici sa source... scratch

Newdraft a écrit:
A proprement parler, il n’y a pas de thèse dans ce film». Pas de critique sociale en 3 temps, mais une brassée de dogmes de la société à l’âge de l’information, jetés en vrac à la figure du spectateur. Braderie de l’éthique pour un rêve de notoriété. Cynisme et consommation tout azimut. Et d’autres. Et d’autres…
Pourtant, à en croire le dossier de presse que semble avoir reçu les critiques, le propos du film semblait bel et bien nous promettre une critique sociale, certes peut-être pas découpé sommairement en 3 temps, mais on aurait aimé qu'elle soit un peu plus explicite et soutenu par un argumentaire au lieu de nous ponger dasn le quotidien assez banal de personnages peu attachants...

Newdraft a écrit:
A ceux qui croient à la grande loi de l’Entropie et au chaos du l’univers, à la dynamique d’un monde organique, aux troubles poignants de l’art contemporain, je vous propose d’aller lorgner du coté de « Chromophobia ».
Là, par contre, je dois avouer que tu as marqué un point. On m'avait, par un passé par si ancien, reproché de ne pas être sensible à l'Entropie et c'est vrai que la dissonance dans l'art m'irrite, me consterne ou, au mieux, me laisse totalement indifférent.
Mais il s'agit ici d'une question de goût purement subjective.

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Newdraft
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MessageSujet: Re: [Cinéma] Chromophobia   Sam 13 Mai à 4:51

Citation :
C'est clair que j'aivanacé cela sans avoir fait la moindre recherche... Honte sur moi !

Je te propose un remède radical pour t’affranchir de toute rechute : une cuillérée de Yahoo Movies le matin, un cachet d’IMDb le soir après le repas.


Citation :
C'est là l'un des points d'achoppement que nous avons...
Tu considères l'absence de complexité (et donc de réflexion) pour un film qui se réclame "d'auteur" est un point positif, alors que, selon moi, c'est un vrai défaut...
Notre divergence d'opinion trouve probablement ici sa source...

Je vais clarifier ma position sur ce point car il est vrai que mon propos prête à confusion.
Et comme tu as très faim, je t’ai préparé une double tartine.

Quand j’évoque la complexité et son absence vue comme une qualité, je considère et me limite simplement à « l’accessibilité de l’œuvre » (dans ce cas, l’œuvre étant ici le film et je considère le cinéma comme navigant à la limite de l’art) et non à sa richesse potentielle.

En effet, parmi les points caractéristiques de l’art contemporain (en réalité, ce sont des traits applicables aux arts plastiques, l’art contemporain s’intégrant dans ce domaine) que j’ai choisis de retenir arbitrairement, j’ai identifié l’opacité de la lecture de nombreuses œuvres pour les novices de la discipline.

C’est sans doute un truisme de le dire, mais l’art à l’image des autres phénomènes s’intègre dans une Histoire. Cet Histoire va susciter des normes orientant l’art (concrètement elle influence le travail de l’artiste, prisonnier de son époque) sur des formes hautement symboliques, conceptuelles et introspectives.

La compréhension de telles œuvres va alors requérir une véritable connaissance de l’art et même parfois du parcours spécifique de l’artiste (par les temps qui courent, chez les artistes, le nombrilisme est une maladie courante).

La conséquence directe est que ces œuvres risquent de dérouter le grand public et de susciter des attitudes de rejet. Le courant minimaliste, cher à monsieur François Pinault, entre en plein dans ce cadre.

Si l’artiste est poussé par les vents dominants auxquels il ne peut échapper (toujours l’époque !), au lieu de se laisser porter, il peut se retourner, refuser de créer pour une seule minorité (l’élite des initiés, des membres de la coterie, « des nôtres ») pour s’adresser à la« plèbe ».


Or, une idée à laquelle je suis particulièrement attachée, c’est que réaliser une œuvre populaire (à savoir, accessible au grand nombre) n’est pas en soi nécessairement péjoratif et futile par rapport à d’autres formes (point 1) et actuellement, ce serait même plutôt mieux de le faire (point 2).


Mon raisonnement sous-jacent pour le point 1 est le suivant :

1 / Les cultures sont multiples (il n’y a pas une culture mais des cultures). En effet, la culture, au sens large, c’est ce qui émane des représentations identitaires (un même individu ayant une variété d’identités d’intensités variables) et son champ d’actions est large : géographiques, sociale, cultuelles, comportementale…
2 / Une culture peut se voire comme un organisme, c'est-à-dire quelque chose de vivant, et donc de soumis aux lois du monde vivant, en particulier à la dynamique de la vie (ce qui est vivant, c’est ce qui n’est pas figé) et à son corollaire : l’Histoire (ce qui est vivant a sa propre Histoire, même en petit).
3 / Il n’y a pas une hiérarchisation préexistante des cultures. A minima, chaque culture sera plus ou moins riche au gré de son Histoire. La limite est donc l’appréciation d’une culture à un moment donné par un critique (la subjectivité du jugement de la valeur d’une culture est un autre point qui mériterait d’être citée mais je vais le laisser de coté).
Ainsi, si la culture de la Rome antique est décédée, la « culture urbaine » est en revanche toute jeune. C’est pourquoi, aujourd’hui, on peut certes lui objecter une certaine pauvreté dans ses formes, essentiellement comportementales (ex : la casquette en arrière…) ou musicales (le rap), en revanche, son futur demeure avant tout hypothétique (par exemple avec l’apparition potentielle d’oeuvres littéraires).
4 / La richesse d’une culture (qui vient d’être définie à un moment donné) relève, entre autre, de la multiplicité et de la qualité de chaque œuvre qui s’y réfère.
5 / Or, la qualité d’une œuvre peut s’apprécier comme son degré de capacité à générer du sens pour le public, ce dernier recouvrant différentes catégories (autres artistes, critiques, initiés, grand public). Il se trouve que cette qualité n’est pas exclusivement soumise au contexte (le moment dans l’Histoire des cultures). Elle dépend avant tout du talent intrinsèque de l’artiste et de sa capacité à réussir à l’exprimer au sein d’une oeuvre. Le contexte apparaît simplement comme un élément plus ou moins stimulant en fonction de la richesse présente.
6 / Ainsi, créer une œuvre pour une culture particulière (par exemple : la culture de masse) ne sera pas forcément moins bien que vouloir la réserver aux connaisseurs (culture élitiste). Cela dépendra de la réussite éventuelle de l’auteur illustrée à travers un objet généré à un moment bien particulier (CQFD point 1).


Voici maintenant le deuxième point :

1 / Pour juger de la qualité d’une œuvre (capacité à générer du sens pour le public), on est amené à considérer le degré de sens généré et les personnes concernées.
2 / Le degré de sens généré est relatif au récepteur (chacun va ressentir une œuvre en fonction de sa subjectivité) et agit par l’intermédiaire de différents vecteurs (immédiateté du sentiment, recul de l’analyse rationnelle, grandeur de la Passion).
3 / Le seul critère objectif qu’il reste envisageable de garder pour juger de la qualité d’une œuvre, ce serait donc le nombre de personnes touchées par l’œuvre.
4 / On vit en démocratie et on a bien de la chance.
5 / L’horizon indépassable de la démocratie, c’est l’égalité entre les individus de par leur nature (l’Homme) et non l’égalité dans les idées des hommes.
6 / Donner du sens au balayeur, ce n’est donc pas moins bien que donner du sens à l’esthète.
7 / Ainsi, plus on est de fous et plus rit. Et mieux c’est (CQFD point 2).

Pour finir sur un exemple qui illustre, selon moi, mon propos sur les mérites relatifs de l’accessibilité et de la richesse d’une oeuvre :
La flûte enchantée est généralement considérée comme un opéra facile d’accès.
Pour preuve, dans les cours de musique à destination des collégiens (novices en la matière), cette oeuvre est souvent retenue et présentée (ça a été le cas pour moi).
Pour autant, on s’accorde à dire qu’il s’agit d’un opéra d’une grande qualité, offrant des niveaux de lectures variés (du chant joyeux du perroquet à l’évocation de la conception maçonniques de l’amour conjugale).



Citation :
Pourtant, à en croire le dossier de presse que semble avoir reçu les critiques, le propos du film semblait bel et bien nous promettre une critique sociale, certes peut-être pas découpé sommairement en 3 temps, mais on aurait aimé qu'elle soit un peu plus explicite et soutenu par un argumentaire au lieu de nous ponger dasn le quotidien assez banal de personnages peu attachants...

Oui, la plupart des commentateurs professionnels ont vu ce film comme une critique sociale. Je diffère sur ce point et comme je suis suffisamment imbu de moi-même, il m’est facile de soutenir un point de vue minoritaire. Mais, à cette heure, il est tôt dans la matinée, je répondrai donc ultérieurement à cela. Mon argumentaire se basera notamment sur la notion de dogmatisme.
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The Wraith
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MessageSujet: Re: [Cinéma] Chromophobia   Sam 13 Mai à 11:51

Newdraft a écrit:

Or, une idée à laquelle je suis particulièrement attachée, c’est que réaliser une œuvre populaire (à savoir, accessible au grand nombre) n’est pas en soi nécessairement péjoratif et futile par rapport à d’autres formes (point 1) et actuellement, ce serait même plutôt mieux de le faire (point 2).
La flûte enchantée est généralement considérée comme un opéra facile d’accès.
Pour preuve, dans les cours de musique à destination des collégiens (novices en la matière), cette oeuvre est souvent retenue et présentée (ça a été le cas pour moi).
Pour autant, on s’accorde à dire qu’il s’agit d’un opéra d’une grande qualité, offrant des niveaux de lectures variés (du chant joyeux du perroquet à l’évocation de la conception maçonniques de l’amour conjugale).

Allez... Je sens que, sur ce sujet, tu t'es fait plaisir et je ne vais donc te laisser en profiter tout seul...

Concernant l'Art (tu remarqueras le A majuscule... Razz ), je te rejoins à 100%... L'Art, sous toutes ses formes, n'est pas et ne doit pas être réservé à une certaine "élite"... D'autant plus, que ce titre est bien souvent auto-proclamé sous couvert de justifications fallacieuses quant à l'interprétation fumeuse de certaines oeuvres dont l'opacité cache bien souvent une absence totale de fond.

Néammoins, il me semble que tu as déplacé le débat vers un territoire inconnu de "Chromophobia"...
En effet, je pense, sans aller jusqu'à lancer toutes sortes de projectiles avariés sur son auteur, que la réalisation n'est pas exceptionnelle... à la fois au niveau du fond mais également dans sa forme.
Dès lors, amené ce film sur le terrain de l'Art, et pire encore, le comparer à la flute enchantée de Mozart (ne serait-ce que pour vanter son accessibilité), me semble un pari plus risqué et, s'il n'est miné, ce terrain me paraît plus que mouvant... Twisted Evil

Certains films font état de telles qualités qu'on ne peut nier au cinéma son statut de 7eme art et, sincèrement, je ne vois pas en quoi "Chromophobia" y participe
... scratch

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Newdraft
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MessageSujet: Re: [Cinéma] Chromophobia   Lun 15 Mai à 1:56

The Wraith a écrit:
Néammoins, il me semble que tu as déplacé le débat vers un territoire inconnu de "Chromophobia"...
En effet, je pense, sans aller jusqu'à lancer toutes sortes de projectiles avariés sur son auteur, que la réalisation n'est pas exceptionnelle... à la fois au niveau du fond mais également dans sa forme.
Dès lors, amené ce film sur le terrain de l'Art, et pire encore, le comparer à la flute enchantée de Mozart (ne serait-ce que pour vanter son accessibilité), me semble un pari plus risqué et, s'il n'est miné, ce terrain me paraît plus que mouvant... Twisted Evil

Oui, je me suis engagé vers des territoires inconnus de « Chromophobia ».
Ces temps-ci, j’aime enfiler mes chaussures de grande randonnées pour aller vagabonder sur des sentiers sinueux et lointains.

En effet, la majeure partie du contenu de mon message aurait pu figurer tout aussi bien dans une rubrique de la catégorie « Discussions générales ». Sans doute, c’eût été même plus cohérent. « Chromobia » n’est ici plus qu’un prétexte à l’introduction de mon propos et mon envie de bavardage.

A ma décharge, l’art reste l’un des thèmes du film, certes sans en être le principal. Imagine un instant cette hypothèse de scénario catastrophe : si j’étais partie de « Sexy Movie »… Toute la crédibilité de ce forum, fruit de longues années de travail, aurait été discréditée auprès de la presse internationale. jocolor jocolor jocolor

Pour revenir au film et à sa qualité, je reconnais que ce n’est pas le chef d’œuvre du millénaire. D’ailleurs, je ne l’ai pas noté comme culte mais comme « à voir ». En particulier, il a toujours le mérite d’être accessible et c’est un point commun (sachant qu’il perdure une pléthore de différences) avec la Flûte enchantée et aussi avec le Manège enchanté de Pollux (pour ces derniers, le fait d’être « enchanté » est un second point commun).

Ca sera tout pour aujourd’hui : la suite au prochain épisode !
J’espère bien que tu me feras une réponse génératrice de futurs rebondissements. Peut-être aurons-nous également la chance qu’un troisième larron se prête au débat. En tout état de cause et comme annoncé, j’ai encore dans ma musette, parées à bondir, quelques réflexions quant la dimension de la critique sociale dans le film.
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